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La mort de la belle rose  Format imprimable  Format imprimable

Faiblement entrouverte en lèvres incarnates,
Une rose superbe en un rosier trônait,
Aux pétals luisants des gouttes de la rosée,
Tel un diadème blanc, de lumière arrosé ;
Les peintres du monde, tous en vain, essayaient
De mettre sur toile ses formes délicates.

Sur des éléphants blancs, sur des chameaux d’asie,
Ils venaient contempler l’admirable splendeur
De la fleur qui toujours sous les coups des pinceaux
Eclatait des feux de milliards de joyaux ;
Mais toujours les dessins parraissaient imposteurs
Près de la belle rose aux reflets cramoisis.

"Ne suis-je pas semblable aux rayons du soleil?"
Disait-elle à ses soeurs qui toujours l’admiraient.
"J’étincelle sans cesse en lumières parfaites,
Eclairant la nuit qui en reste stupéfaite!
J’ai ébloui ceux qui sans cesse me miraient,
Et jamais on n’a pu peindre tous mes vermeils!

Sans nul doute celui qui viendra me cueillir
Viendra en un jour clair sur un grand cheval blanc,
Et délicatement sectionnera ma tige.
Mes couleurs sublimes lui feront des vertiges.
Il me prendra sur lui, et, faisant le galant,
Aux pieds de sa dame il ira se recueillir.

Comme je serai belle au milieu des splendeurs!
Je rayonnerai tant, que les mille bijoux
Et les lumières du palais d’ors dérangeants
Et les lèvres carmins de la belle d’argent
N’intéresseront plus son doux et tendre époux,
Et béat il viendra m’observer à toute heure!"

Un fils de roi passa, sur un grand cheval noble.
Il vit la rose rouge, et n’osant l’enlever,
Partit, laissant la fleur et ses couleurs sanguines.
C’est que, voyez, la belle avait bien trop d’épines!
Chagrinée, elle se mit à l’invectiver,
Insultant à tout va le prince aux goûts ignobles!

Les gouttes de rosée quitterent sa corolle,
Ses couleurs pâlirent pour tourner au verdâtre,
La colère lui fit même cracher sa sève.
Elle qui autrefois avait des airs de rêve,
Elle dépérissait à cause d’un bellâtre.
Ne restait qu’une tige et des pétales folles.

Lorsqu’un petit enfant qui passait à côté
Sembla lui préferer un coquelicot maigre,
Ce fut alors pour elle une insulte suprème.
En un soupir haineux elle fût toute blème,
Lança alentours des odeurs fortes et aigres,
Et périt enfin dans sa grande acidité.

Ce fut une chenille, allant dessus ses restes,
Qui sembla pour finir la trouver à son goût,
Et s’en fit un festin digne de ceux d’un roi.
Et dès l’été suivant, on vit avec émoi
Un papillon, ailes de fleurs, d’un joli roux,
Qui brillait en passant sous la voûte céleste





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