Bienvenue!
Ecrire un poème
Vos Poemes
 Poème Abandon (77)
 Poème Acrostiches (29)
 Poème Amitié (141)
 Poème Amour (594)
 Poème Anglais (29)
 Poème Animal (79)
 Poème Anniversaire (47)
 Poème Bebe (46)
 Poème Coupable (76)
 Poème Dictons (31)
 Poème Divers (636)
 Poème Drague (28)
 Poème Ecole (30)
 Poème en prose (78)
 Poème Enfant (108)
 Poème Enterrement (22)
 Poème Esprit (22)
 Poème Fête des grands-mères (14)
 Poème Fête des mères (52)
 Poème Fleurs (30)
 Poème Gothique (35)
 Poème Heureux (33)
 Poème Internet (69)
 Poème Interrogations ? (32)
 Poème Italien amoureux et amoureuse (51)
 Poème Jacques Prévert (63)
 Poème Japonais (31)
 Poème Maman (50)
 Poème Mariage (75)
 Poème Meilleur ami (85)
 Poème Mort (92)
 Poème Noel (66)
 Poème Nous (63)
 Poème Papa (77)
 Poème Pardon (75)
 Poème Parents (35)
 Poème Paul Eluard (74)
 Poème Racisme (27)
 Poème Religion (35)
 Poème Responsabilité (24)
 Poème Retraite (21)
 Poème Rêves (30)
 Poème Rires (76)
 Poème Romantique (43)
 Poème Rupture (33)
 Poème Saint Valentin (35)
 Poème Secret (19)
 Poème Skyblog (76)
 Poème SMS Amour (35)
 Poème Soeur (36)
 Poème Soleil (73)
 Poème Solitude (67)
 Poème Souffrance (99)
 Poème Toi (50)
 Poème Travail (42)
 Poème Triste (95)
 Poème Vengeance (69)
 Poème Vérité (41)
 Poème Verlaine (78)
 Poème Victor Hugo (68)
 Poème Vie (59)
 Poème Vieillesse (16)
 Poème Violence (31)
 Poème Voyage (24)

 Lettre amour (47)

Les Fenêtres  Format imprimable  Format imprimable

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.

Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.

Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.

Peut-être me direz-vous: "Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis?





Les poèmes sont la propriété de leurs poètes.
Contact  -  Soumettre un poème  -  Accueil