Bienvenue!
 Pseudo:  Mot de passe:  Ecrire un poème
Besoin d'argent ? Cliquez vite.
Vos Poemes

 Poeme Abandon (73)
 Poeme Acrostiches (23)
 Poeme Amitié (102)
 Poeme Amour (462)
 Poeme Anglais (9)
 Poeme Animal (57)
 Poeme Anniversaire (25)
 Poeme Bebe (28)
 Poeme Coupable (52)
 Poeme Dictons (10)
 Poeme Divers (485)
 Poeme Drague (7)
 Poeme Ecole (6)
 Poeme en prose (54)
 Poeme Enfant (72)
 Poeme Enterrement (9)
 Poeme Erotique (16)
 Poeme Esprit (7)
 Poeme Fête des grands-mères (4)
 Poeme Fête des mères (25)
 Poeme Fleurs (8)
 Poeme Gothique (19)
 Poeme Heureux (17)
 Poeme Internet (47)
 Poeme Interrogations ? (21)
 Poeme Italien amoureux et amoureuse (17)
 Poeme Jacques Prévert (44)
 Poeme Japonais (5)
 Poeme Maman (21)
 Poeme Mariage (55)
 Poeme Meilleur ami (66)
 Poeme Mort (71)
 Poeme Noel (48)
 Poeme Nous (15)
 Poeme Papa (68)
 Poeme Pardon (62)
 Poeme Parents (10)
 Poeme Paul Eluard (56)
 Poeme Racisme (6)
 Poeme Religion (15)
 Poeme Responsabilité (6)
 Poeme Retraite (5)
 Poeme Rêves (13)
 Poeme Rires (57)
 Poeme Romantique (14)
 Poeme Rupture (15)
 Poeme Saint Valentin (15)
 Poeme Secret (8)
 Poeme Skyblog (52)
 Poeme SMS Amour (12)
 Poeme Soeur (7)
 Poeme Soleil (57)
 Poeme Solitude (56)
 Poeme Souffrance (77)
 Poeme Toi (32)
 Poeme Travail (24)
 Poeme Triste (71)
 Poeme Vengeance (55)
 Poeme Vérité (13)
 Poeme Verlaine (53)
 Poeme Victor Hugo (50)
 Poeme Vie (41)
 Poeme Vieillesse (7)
 Poeme Violence (9)
 Poeme Voyage (12)

 Lettre amour (34)

Topliste dur.fr

Partenaires
Sirpriz, swaps et amitié

Coloriages d'amour

L'amour pour les hommes

Le test de l'amour

Besoin d'argent

Maigrir rapidement

Poésie pour enfant

Déjà

Format imprimable  Format imprimable      Envoyer à un ami  Envoyer à un ami






Cent fois déjà le soleil avait jailli, radieux ou attristé, de cette cuve immense de la mer dont les bords ne se laissent qu'à peine apercevoir; cent fois il s'était replongé, étincelant ou morose, dans son immense bain du soir. Depuis nombre de jours, nous pouvions contempler l'autre côté du firmament et déchiffrer l'alphabet céleste des antipodes. Et chacun des passagers gémissait et grognait. On eût dit que l'approche de la terre exaspérait leur souffrance. "Quand donc", disaient-ils, "cesserons-nous de dormir un sommeil secoué par la lame, troublé par un vent qui ronfle plus haut que nous? Quand pourrons-nous manger de la viande qui ne soit pas salée comme l'élément infâme qui nous porte? Quand pourrons-nous digérer dans un fauteuil immobile?"

Il y en avait qui pensaient à leur foyer, qui regrettaient leurs femmes infidèles et maussades, et leur progéniture criarde. Tous étaient si affolés par l'image de la terre absente, qu'ils auraient, je crois, mangé de l'herbe avec plus d'enthousiasme que les bêtes.

Enfin un rivage fut signalé; et nous vîmes, en approchant, que c'était une terre magnifique, éblouissante. Il semblait que les musiques de la vie s'en détachaient en un vague murmure, et que de ces côtes, riches en verdures de toute sorte, s'exhalait, jusqu'à plusieurs lieues, une délicieuse odeur de fleurs et de fruits.

Aussitôt chacun fut joyeux, chacun abdiqua sa mauvaise humeur. Toutes les querelles furent oubliées, tous les torts réciproques pardonnés; les duels convenus furent rayés de la mémoire, et les rancunes s'envolèrent comme des fumées.

Moi seul j'étais triste, inconcevablement triste. Semblable à un prêtre à qui on arracherait sa divinité, je ne pouvais, sans une navrante amertume, me détacher de cette mer si monstrueusement séduisante, de cette mer si infiniment variée dans son effrayante simplicité, et qui semble contenir en elle et représenter par ses jeux, ses allures, ses colères et ses sourires, les humeurs, les agonies et les extases de toutes les âmes qui ont vécu, qui vivent et qui vivront!

En disant adieu à cette incomparable beauté, je me sentais abattu jusqu'à la mort; et c'est pourquoi, quand chacun de mes compagnons dit: "Enfin!" je ne pus crier que: "Déjà!"

Cependant c'était la terre, la terre avec ses bruits, ses passions, ses commodités, ses fêtes; c'était une terre riche et magnifique, pleine de promesses, qui nous envoyait un mystérieux parfum de rose et de musc, et d'où les musiques de la vie nous arrivaient en un amoureux murmure.










Partenaire : Club Régime

Les poêmes sont la propriété de leurs auteurs poètes.
Ils peuvent etre enlevés sur simple demande par mail

Page Généré en: 0.229 Secondes