Bienvenue!
Ecrire un poème
Vos Poemes
 Poème Abandon (77)
 Poème Acrostiches (29)
 Poème Amitié (141)
 Poème Amour (594)
 Poème Anglais (29)
 Poème Animal (79)
 Poème Anniversaire (47)
 Poème Bebe (46)
 Poème Coupable (76)
 Poème Dictons (31)
 Poème Divers (825)
 Poème Drague (28)
 Poème Ecole (30)
 Poème en prose (78)
 Poème Enfant (108)
 Poème Enterrement (22)
 Poème Esprit (22)
 Poème Fête des grands-mères (14)
 Poème Fête des mères (52)
 Poème Fleurs (30)
 Poème Gothique (35)
 Poème Heureux (33)
 Poème Internet (69)
 Poème Interrogations ? (32)
 Poème Italien amoureux et amoureuse (51)
 Poème Jacques Prévert (63)
 Poème Japonais (31)
 Poème Maman (50)
 Poème Mariage (75)
 Poème Meilleur ami (85)
 Poème Mort (92)
 Poème Noel (66)
 Poème Nous (63)
 Poème Papa (77)
 Poème Pardon (75)
 Poème Parents (35)
 Poème Paul Eluard (74)
 Poème Racisme (27)
 Poème Religion (35)
 Poème Responsabilité (24)
 Poème Retraite (21)
 Poème Rêves (30)
 Poème Rires (76)
 Poème Romantique (43)
 Poème Rupture (33)
 Poème Saint Valentin (35)
 Poème Secret (19)
 Poème Skyblog (76)
 Poème SMS Amour (35)
 Poème Soeur (36)
 Poème Soleil (73)
 Poème Solitude (67)
 Poème Souffrance (99)
 Poème Toi (50)
 Poème Travail (42)
 Poème Triste (95)
 Poème Vengeance (69)
 Poème Vérité (41)
 Poème Verlaine (78)
 Poème Victor Hugo (68)
 Poème Vie (59)
 Poème Vieillesse (16)
 Poème Violence (31)
 Poème Voyage (24)

 Lettre amour (47)

A la France  Format imprimable  Format imprimable

Personne pour toi. Tous sont d'accord. Celui-ci,
Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
Nommé Bancroft, t'outrage ; ici c'est un apôtre,
Là c'est un soldat, là c'est un juge, un tribun,
Un prêtre, l'un du Nord, l'autre du Sud ; pas un
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
Hélas ! qu'as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse !
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L'Italie était grande ; elle doit l'être encor.
Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ;
A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
Tu défendis le droit des hommes, coutumière
De tous les dévoûments et de tous les devoirs.
Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs,
Les hommes sont rentrés pas à pas à l'étable,
Rassasiés de toi, grande soeur redoutable,
De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
Ah ! se montrer ingrats, c'est se prouver petits.
N'importe ! pas un d'eux ne te connaît. Leur foule
T'a huée, à cette heure où ta grandeur s'écroule,
Riant de chaque coup de marteau qui tombait
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
Condamne à la rougeur de t'avouer pour mère.
Tu ne peux pas mourir, c'est le regret qu'on a.
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
L'aigle de l'ombre est là qui te mange le foie ;
C'est à qui reniera la vaincue ; et la joie
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !





Les poèmes sont la propriété de leurs poètes.
Contact  -  Soumettre un poème  -  Accueil