Poeme Amour

Un jour quelconque





vieillirons-nous ensemble au pas de la porte
têtes couvertes de branches blanches et de corbeaux oubliés
nos plaies confondues sous un soleil pâlemains effilées
momies d'un amour qui nous ressemble

ton bras à mon bras mon épaule contre la tienne
merveille alors de s'éveiller comme on ressuscite
le matin n'a pas une ride sur la peau des draps

vienssortons au grand jourla rue n'a point d'âge
pas encore

tu ne dis rien près de tes lèvres le souffle se fait rare
j'écoute pour la millième fois le commencement du monde

le temps se déplie s'explique en espacele lait tinte
aux yeux du laitier
est-ce l'hiver est-ce l'été nous ne savons plus
entre nous l'instant tombe
des moineaux fusent de rire les journaux crient à tue-tête
nos veines si bleues se répondent

tremblerons-nous ensemble au bout du trottoir
transis de nous voirenfinombres illuminées





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